Blazing Dragons : histoire et Monty Python dans un Point’n Click !

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Voilà un petit moment que je n’avais plus fait de jeu sur PS1. Étant très peu chez moi ces derniers temps, je vous proposais des titres plutôt axés console portable (DS & 3DS) et aucun de console de salon. La chose est désormais réparée. J’avais envie de vous présenter ce jeu depuis un bon moment, mais pour les raisons évoquées plus haut je n’ai pu le faire que cette semaine. Alors remontons le temps sans plus attendre, et découvrez Blazing Dragons !

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Ce nom sonnera à l’oreille des fans de Terry Jones, membre des Monty Python. Le jeu est en effet inspiré du dessin animé anglais éponyme diffusé entre 1996 et 1998. Ce dernier conte une parodie des chevaliers de la Table Ronde. On se retrouve donc à Camelote, la capitale du royaume des dragons, accompagné du roi Artifur et des chevaliers de la table carrée à qui ils leur arriveront des aventures toutes plus loufoques les unes que les autres.

Blazing Dragons le jeu vidéo est un Point’n Click sorti en 1996 sur PlayStation 1 et Sega Saturn. Il fut développé par The Illusions Gaming Company et publié par Crystal Dynamics (Pandemonium!, Legacy of Kain, Tomb Raider), un gage de qualité. Directement tiré du dessin animé, vous incarnerez Flammèche, un inventeur amoureux de la Princesse Flamme, unique héritière du royaume de Camelote. Afin d’écouler des jours heureux avec sa belle, Flammèche doit devenir un chevalier et remporter le tournoi organisé par le roi Artifur, la récompense étant la main de la princesse. Mais c’est sans compter sur le cruel Sir Georges, humain de son état, qui lui aussi veut participer au tournoi (normalement réservé aux dragons) en introduisant son champion : un Dragon Noir. L’aventure débute ici, Artifur envoie ses chevaliers enquêter sur Georges, tandis que vous êtes bons pour… faire la vaisselle.

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Autant vous le dire, la croix directionnelle pour un jeu de ce genre alors que l’on est désormais habitués à un joystick et/ou une souris, ça fait un sacré bond en arrière. Le jeu ne proposant pas de tutoriel, la prise en main peut se montrer rude dans les premiers temps, vu que comme moi, vous ne lisez pas les manuels. Quasiment tout dans l’histoire est « cliquable », Flammèche a des réponses préparées pour chaque situation. Les énigmes peuvent se montrer difficiles pour les non-initiés du genre tant les indications sont maigres. Ces dernières tournant bien souvent autour des inventions de Flammèche, vous risquez de vous creuser la tête un moment afin de trouver et assembler les objets. En effet beaucoup d’entre eux sont détournés de leur usage initial, se référer par exemple à l’énigme de la vaisselle.

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D’un point de vue graphique, Blazing Dragons se défend plutôt bien pour un jeu qui a presque 20 ans, sans doute la magie de la 2D qui ne vieillit (presque) pas. Les animations restent correctes, avec un style cartoon similaire au dessin animé. Les doublages font à la fois la force et la faiblesse du titre. En effet, Monty Python oblige, l’humour y est omniprésent pour notre plus grand bonheur, mais un jeu dans le genre devrait être fait en version originale sous-titrée. Tout comme Monkey Island, certains passages s’apprécieraient mieux avec le ton et les paroles originales, humour anglais inside. De plus, la version française comporte quelques coquilles, à l’instar d’une inversion de voix entre deux protagonistes (une voix d’homme sur une femme, ça ne passe pas inaperçu !) brisant quelque peu le charme. Je ne pourrais pas vous donner des informations précises quant aux musiques, je n’ai trouvé aucune OST complète sur le net. Sachez juste qu’elles restent peu nombreuses et ne vous marqueront pas plus que ça.

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Même si ce n’est pas un classique du genre, Blazing Dragons reste un très bon Point’n Click. L’humour et le loufoque y sont présents, les développeurs ont su retranscrire la patte « Monty Python » et les énigmes sont ludiques. Le titre se trouve encore pour une vingtaine d’euros sur le net ce qui reste raisonnable. Comptez environ 7-8h pour terminer l’aventure, une durée de vie honnête pour ce genre de jeu. Je pense que ce jeu peut s’adapter à tous les publics pour peu que l’on soit sensible à ce style, j’y ai personnellement passé un super moment.

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