Super Robot Taisen OG Saga : Endless Frontier, un nom à rallonge pour un crossover délirant

Quoi de plus classe qu’un Super Robot Taisen Original Generation Saga : Endless Frontier comme 100ème jeu DS/3DS ? Avouez que ce nom vous laisse pantois… C’est en tout cas l’effet qu’il m’a fait lorsque j’ai appris son existence. Dans un premier temps intriguée par les artworks, ce sont les vidéos de gameplay et le trailer qui ont fini par me persuader que ce jeu était un indispensable à mes étagères déjà bien remplies. Après quelques mois de recherche acharnée sur eBay.com, voilà que je réussis à le trouver en édition First Print (collectionnite oblige) comme Atlus sait si bien les produire. Alors, finalement, est-ce que ce jeu a-t-il été à la hauteur de mes attentes ? Découvrez-le de suite.

BandeauSRT

Super Robot Taisen OG Saga : Endless Frontier est un RPG sorti sur DS en 2009 aux États-Unis édité par Bandai-Namco et Atlus. Il est le fruit de deux grands studios de développement qui sont Monolith Soft (Xenosaga, Baten Katos…) et Banpresto (Go Go Ackman, Summon Night…) dont leur réputation n’est plus à faire. Le jeu s’inscrit dans la série des Super Robot Taisen vieille de plus de 20 ans, comptant pas moins d’une cinquantaine d’épisodes, spin-off inclus. Il s’agit d’une des plus grandes franchises du jeu vidéo au Japon et si celle-ci vous est inconnue, cela est bien normal puisque les épisodes traduits se comptent sur les doigts d’une main.

L’histoire est celle d’Haken Browning, un chasseur de prime accompagné de son amie cyborg Aschen Brodel partis explorer le Mai Tierra, un vaisseau resté à l’abandon depuis son crash. Une fois entrés, ils trouvent une certaine Kaguya Nanbu mystérieusement endormie. La jeune femme parvient à reprendre ses esprits et révèle qu’elle est une princesse venant du monde voisin, Kagura Amahara. Haken et Ashen décident enfin de la raccompagner avec l’espoir d’obtenir une récompense. Mais sur le chemin du retour, John Moses, le père de Haken, leur demande d’enquêter sur des cristaux appelés « Mild Keil ». Ces derniers contiendraient une puissance retrouvée dans aucun monde connu et pourraient être la clé du mystère entourant le crash du Mai Tierra. Tous se mettront en quête de vérité et rencontreront par la suite quatre autres personnalités qui rejoindront l’équipe. Au total 7 personnages seront placés sous votre contrôle, en voici brièvement leurs profils :

ApercuFinal

Haken Browning : Chasseur de prime et dragueur invétéré, il est celui qui fait les blagues grivoises et est accessoirement leader du groupe.

Ashen Brodel : Robot humanoïde et partenaire d’Haken. Amnésique et pas très loquace, elle ne manquera pas de remettre son acolyte à sa place lorsque la situation s’y prêtera.

Kaguya Nanbu : Princesse du clan royal Nanbu, elle est en pèlerinage comme le veut la tradition chez elle à Kagura Amahara.

Suzuka : Princesse du Shiki-Oni, une autre tribu de Kagura Amahara, elle voyage dans le but d’enquêter sur la puissance des cristaux Mild Keil.

Reiji Arisu : Bandai-Namco a introduit plusieurs personnages de ses licences. Reiji en fait parti, il est en effet le héros de Namco X Capcom, un tactical RPG sorti sur PS2, qui avait pour ambition de réunir les acteurs phares des deux studios (Crossover-ception !).

Xiaomu : partenaire de Reiji tant dans ce jeu que dans Namco X Capcom. Tout deux habitent la Terre et travaillent pour la Shinra Organization.

KOS-MOS : Second personnage robotique et autre Crossover de chez Monolith Soft (Xenosaga). Son origine est inconnue et est en éternelle quête de vérité.

D’autres sont à découvrir notamment du côté des ennemis, à vous de trouver à quel(s) univers ils appartiennent 😉

L’histoire ne paraît pas accrocheuse, mais l’intérêt de ce genre de jeu réside dans le déroulement des combats. Sachant que les Super Robot Taisen sont plutôt des Tactical RPG, celui-ci a emprunté son style de jeu à Namco X Capcom. Et pour mieux comprendre de quoi il en retourne, rien de mieux qu’une image explicative homemade (je ne possède pas de kit de capture alors s’il vous plait soyez cléments sur la qualité !).

 La photo de gauche représente la phase dite stratégique, c’est ici que vous utilisez ou non vos objets et les différents pouvoirs. Le rectangle 1, comme son nom l’indique, fait état des points de vie restant à chacun des personnages présents. De plus vous pouvez autant consulter la vie de votre équipe que celle des ennemis. Le numéro 2 équivaut aux traditionnels points de magie, les pouvoirs ont bien sûr un coût et les SP vous permettront de les utiliser. Jusque là rien de compliqué, ces éléments se retrouvent dans 99,9% des RPG. La nouveauté est plus particulièrement dans les rectangles 3 et 4. Le 3 représente la F-Gauge qui se remplira à chaque coup porté ou reçu. Une fois pleine, vous pourrez déchaîner une attaque spéciale propre à chaque protagoniste. Enfin, la barre de COM par son pourcentage permet de déterminer le nombre d’attaques que vous pourrez effectuer par séquence. Sachant que celle-ci se recharge de moitié à chaque tour, une attaque consomme un pourcentage précis de COM, à vous de configurer leur ordre dans les menus.

L’image de droite montre le moment où vous avez sélectionné l’ennemi à abattre. Vous remarquez que deux icônes se sont ajoutées (5). Le but du jeu consiste à asséner le plus de coups et de dégâts possibles. Pour cela, une règle s’impose : garder l’ennemi en air le plus longtemps possible. Celle de droite vous fait enchaîner avec le personnage suivant sans temps mort tandis que celle de gauche appelle un personnage de soutien (ceux qui ne sont pas dans l’équipe principale).

Si tout cela peut sembler assez barbant à l’écrit, le mieux est encore de vous montrer une vidéo qui je pense vous parlera beaucoup plus :

L’avancement du jeu est en fait une éternelle boucle : chaque séquence de parlotte est suivie d’une exploration, celle-ci vous menant à un boss. Une fois vaincu vous retournerez à la discussion sur votre prochain objectif et ainsi de suite. Je préfère vous prévenir, ce système peut s’avérer très répétitif et même lassant pour les non initiés. Cette impression de répétitivité est renforcée par le fait de devoir battre les boss au minimum 3 fois tout au long du jeu, traduisant aussi un manque de moyens.

Du côté des graphismes, si l’on on aurait pu s’attendre quelque chose de plus soigné lors des phases d’exploration, on remarque vite la différence par rapport aux affrontements. Ces derniers ont été privilégiés avec une animation 2D étonnamment fluide et des couleurs vives qui sautent à l’œil, ainsi que des sprites fourmillant de détails.

Si la bande son paraît assez variée, je regrette toutefois qu’il y ait si « peu » de musiques pour un jeu si long : comptez environ une trentaine de pistes pour une aventure avoisinant les 40h… Autant dire que certaines reviennent très souvent ! Afin de vous en donner une idée plus précise, la playlist ci-dessous vous donne l’OST complète.

Je ne le dirai jamais assez, ce Super Robot Taisen OG Saga : Endless Frontier s’adresse avant tout aux amateurs de Crossover et de combats longs et techniques. Si le chara-design vous semble familier, c’est ce que vous avez certainement du le voir dans Project X Zone (3DS), le seul jeu de ce genre sorti en Europe. Concernant la langue, les dialogues sont tout à fait compréhensibles car l’anglais est d’un niveau basique. De plus, le jeu ne se prend vraiment pas au sérieux, il est bourré d’humour et de références à d’autres séries. Je conseille aux intéressés d’y jouer en émulateur avant de vous précipiter sur la version physique. Pourquoi ça ? Avant tout pour en vous faire une idée plus précise, et surtout parce qu’il fait partie des jeux les plus chers – si ce n’est le plus cher – de la DS. J’ai personnellement mis beaucoup de temps avant de l’obtenir à « bon prix », comptez entre 50€ pour une cartouche seule et 150€ pour une version avec OST (First Print). J’avoue avoir dépensé 60€ pour ce jeu, une folie que je ne reproduirai plus, mais c’est peut-être aussi cela qui m’a fait adorer ce Super Robot Taisen.

 

5 thoughts on “Super Robot Taisen OG Saga : Endless Frontier, un nom à rallonge pour un crossover délirant

  1. Mon deuxième jeu préféré sur DS, un must have à faire absolument !
    Il se savoure encore mieux lorsqu’on connait déjà Namco X Capcom et Xenosaga.
    Même si le scénario est assez pauvre, il reste très drôle à suivre, le tout accompagné d’un gameplay super dynamique qui nous tient en haleine tout le long.
    Bref je ne vais pas m’attarder plus longtemps, je lui préfère largement sa suite nommé « Super Robot Taisen Mugen no Frontier Exceed » qui est bien plus abouti sur tous les points !

    Bien sûr, un grand bravo à toi Pimy pour cet article de qualité ! On voit que tu t’es donné pour l’écrire ! 🙂

  2. Génial tu as enfin pu écrire ton article sur ce jeu que tu m’avais présenté !
    D’abord, toujours aussi sympa de réaliser des images/schémas avec des petits numéros en légende pour nous expliquer ce qu’il en est du gameplay. Si je peux juste me permettre, tu cites un numéro 6 dans ton texte et j’ai l’impression que ça correspond en fait au numéro 5 sur l’image qui pour le coup n ‘a pas été décrit dans le texte.
    De ce que j’ai pu en voir du jeu, effectivement la world map était pas très jolie mais les combats font vraiment rêver. Un autre jeu que j’espère avoir un jour malgré les prix pratiqués.

    1. Et tu as raison mon cher Vague, juste un glissement malencontreux de doigts sur le clavier. Je corrige ça immédiatement ! Si vraiment tu galères à le trouver je te le prêterais si il se tente ^^

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